Rapport d'expérience du 02.06.2025

Bonjour,

 

J'ai arrêté de fumer le 20 décembre (C'est ma première tentative). Je n'en avis pas vraiment envie mais ma famille faisait pression depuis longtemps et mon partenaire qui souhaitait arrêter de fumer ne se sentait pas capable d'arrêter et tenir bon si je continuais à fumer. Durant la même période mon hygiéniste dentaire m'a parlé de la thérapie au laser pour arrêter de fumer. Un de ses patients avait réussi à arrêter ainsi.

J'ai choisi cette date juste avant mes vacances afin de me laisser la possibilité de ne pas être confrontées à toutes les opportunités que ma routine d'avant m'offrait pour m'allumer une cigarette. "Changement de routine pour une nouvelle vie", ceci me semblait couler de source. Les vacances comme prétexte offraient aussi un dépaysement et moins de stress ce qui pouvait m'aider.

Je crois que ma plus grande chance dans cette tentative, est d'être tombée malade et de perdre l'odorat pendant 10 jours dès l'arrêt. J'étais tellement mal que je n'arrivais pas à faire autre chose que de dormir et manger une soupe de temps à autres. Mon cerveau était aussi KO, il ne pensait pas trop à fumer...

J'avais prévu 2 plans anti rechute au moment de l'arrêt, un bâton imprégné d'huile essentielle d'orange à sentir lorsqu'on a envie de fumer et un liquide pour cigarette électronique sans nicotine. J'ai aussi réactivé ma pratique de mindfullness.

 

Passées, les deux premières semaines d'arrêt, il a fallu faire face à toutes les situations durant lesquelles je fumais auparavant et trouver une parade au réflexe qui voulait que je m'allume une cigarette. Mes connaissances en techniques mentales m'ont aidé à faire diversion, mais autant vous dire que ma vie sociale a pris du plomb dans l'aile car je ne souhaite pas tenter le diable non plus.

 

J'ai dû faire face à des moments de profonde déprime, à des fringales, à des questions "à quoi bon ?". J'ai pris du poids et je constate que mon cerveau cherche à remplacer l'addiction que je viens de quitter par une autre. J'ai arrêté de fumer pour de mauvaises raisons ce qui fait que j'ai beaucoup de peine à être fière de moi pour le moment. Pourtant, on peut dire que depuis 80 jours j'ai fait un parcours sans faute. Ma maigre consolation est que j'ai repris le sport et que ça me fait du bien tant moralement que physiquement.

 

Durant le mois de janvier et début février, je pouvais me tenir en face de fumeurs, ceci ne me dérangeait pas, maintenant je suis dérangée par la fumée. Je me dis que c'est un pas. Mon rapport à cette ex-addiction change tous les jours, ce qui semble une victoire ou un obstacle un jour n'en est plus forcément un le lendemain.

Une de mes collègues m'a dit qu'arrêter de fumer est un deuil, le chemin sera encore long avant que je fasse celui de mon passé de fumeuse... mais c'est comme ça, je ne peux pas avancer plus vite que la musique. Un jour sans fumer est un jour de gagné ! J'ai confiance en ma capacité d'y arriver !